Le duo Courtois/Mayeur ridiculise Bruxelles jusqu’au bout !

Les propos de Ben Weyts cet après-midi, refusant de céder des terrains pourtant essentiels à la réalisation du projet Eurostadium signent soit l’arrêt de mort du projet de stade porté désespérément par la Ville de Bruxelles et surtout le duo Courtois/Mayeur, soit consiste en une redoutable arme de négociation au profit de la Flandre, ce qui serait bien pire.

En effet, à force d’avoir voulu lier, de manière obsessionnelle, la construction du stade à l’organisation de la coupe d’Europe au prix d’erreurs juridiques et stratégiques au détriment des Bruxellois, le duo Mayeur/Courtois (par ailleurs président du comité d’organisation de la coupe d’Europe pour la Belgique) s’est enfermé dans un calendrier serré et dans une situation infernale. La Ville de Bruxelles s’en est trouvée affaiblie et otage de tous les acteurs du dossier : Ghelamco, qui s’est vu offrir un bail emphytéotique généreux comme jamais vu; Anderlecht qui lui a fait porter une bonne partie de son loyer (5 millions d’euros annuels, alors que la Ville s’était engagée à ne pas investir le moindre euro dans l’opération); la commune de Grimbergen qui a réussi l’exploit de lui vendre pour un million d’euros un sentier qui n’existait pas… Et désormais le Gouvernement flamand, qui intervient de manière abrupte dans le dossier. On craint que ce ne soit encore une fois pour monter les enchères.
Chaque fois, la Ville de Bruxelles s’est fait avoir et est passée à la caisse. Chaque fois, le duo Courtois/Mayeur a cédé, faisant payer les contribuables bruxellois.

Pour éviter de nouvelles concessions et dépenses irraisonnées aux frais des Bruxellois, il faut renoncer à cette course folle pour la coupe d’Europe et ses 3 matchs en Belgique. Nous ne voulons plus que les Bruxellois paient les ambitions footballistiques et pharaoniques de la majorité PS/MR.

Nous demandons que le Collège au minimum dissocie dans un premier temps le calendrier de la construction du stade de celui de la coupe d’Europe. Qu’il prenne l’engagement public de ne plus investir un euro public dans le dossier. Qu’il accepte de réexaminer devant le conseil communal en toute transparence l’ensemble des éléments constitutifs du dossier afin de le reconsidérer sur une base neuve et saine et de voir si oui ou non la construction de ce stade constitue encore une solution rationnelle et payable.

Joëlle Milquet
Hamza Fassi-Fihri